Pour un de tes regards...

Avec ma vie tu aiguises ton grand couteau
Sur mes hanches tu l'affûtes, mon c½ur le teste
Tu plantes mon amour pour que je te déteste
Mais pourtant, je reviens toujours à mon bourreau...

Sur les pâleurs de mon corps tu te délectes
Le rouge sang scintillant sur ma peau d'albâtre
Ça distille ton poison que ma chair détecte
Et tu ne te lasses pas de me le rabattre

J'ai la poitrine en lambeaux, l'âme qui prend l'eau
Et si mon c½ur bat encore c'est bien pour toi
C'est certain, il est foutu, en milles morceau
Qui s'accumulent à chaque coup. Un, deux, trois.

Le liquide pourpre me noie, me donne chaud
C'est bête, j'en redemande « cisaille-moi ! »
« Une bonne fois pour toute », je suis accro
Coupe mes chaînes avant qu'je meure pour toi

De cette lame tranchante je me repais
Ça fait toujours un peu de toi quand même
Cette douleur c'est la seule que tu m'ais donné
C'est sûr ça fait mal, mais c'est toujours ça quand on s'aime

De mes cris et de mes pleurs tu limes ton fer
Avant de t'en retourner vers ce quelque part
Celui où je ne suis pas, tant pis pour l'enfer
Ça le vaut bien, juste pour un de tes regards...

©Sameg 10/07/2009
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# Posté le jeudi 01 octobre 2009 10:52

Visite nocturne



C'est étrange, j'ai rêvé de lui cette nuit
Un rêve tout simple sans bien grand intérêt
Je le voyais comme s'il n'était jamais parti
Copie conforme issue d'un souvenir passé

Je cheminais à ses côtés dans la forêt
Ça reste un peu flou, le réveil a tout gommé
Je sais juste que j'étais si bien avec lui
Avec celui qui fût mon plus fidèle ami

De ce passé bien trop noir et sombre à mon goût
Il apportait sa lumière si bienveillante
C'est fou combien il peut me manquer je l'avoue
Sans lui, la vie semble tellement désolante

Dans mon illusion je pouvais le caresser
Enfouir mon visage dans ses crins emmêlés
Puis m'accrocher à son encolure musclée
Telle l'effigie d'une réalité passée...

C'est drôle, les rêves ont meilleures mémoires
Pour les moindres pourtours de tous nos souvenirs
Ils nous rappellent ce que l'on ne peut plus voir
Qu'on ne désirerait plus jamais en sortir

Puis brusquement, le réveil s'est mis à sonner
Évaporée la belle balade en forêt
Mon destrier s'en est retourné à la nuit
Et moi encore à un nouveau jour qui s'ensuit

Puis j'ai vu la date sur le calendrier
Une date longtemps marquée par les regrets
Oui, ça fait cinq ans aujourd'hui qu'il est parti
Il me semble pourtant que c'est toute une vie

Cinq ans déjà qu'il s'en est allé
Pour galoper loin, vers d'inédites contrées
Cinq ans qu'il ne rayonne plus mon noir soleil
Peut-être pour mieux illuminer mon sommeil ?
Visites nocturnes de mon vieux compagnon
Mon gros noir, mon beau, mon canasson...

©Sameg 10/06/2009
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# Posté le jeudi 01 octobre 2009 10:51

Âmie...


De douleur en peine, mon c½ur s'égraine
Des petits bouts de moi volettent au vent
De pleurs en soupir, mon âme fait haine
Des petits bouts de joie s'étiolent au néant

D'abandon en espérance, ma foi s'étiole
A trop espérer des murmures et des voix
D'illusion en amertume, mes rires s'envolent
A trop aimer l'amour et l'esquisse de ses doigts

D'insomnies en songes, je ne vois qu'elle
Pourquoi penser quand le passé est déchu
De questions en silence, je brûle mes ailes
Pourquoi voler quand on n'y croit plus...

De douleur en peine, mon c½ur s'égraine
Des petits bouts de moi que tu sèmes au vent...
De pleurs en soupir, mon âme fait haine
Tu offres tes joies pour emplir mon néant..

D'abandon en espérance, ma foi s'étiole
Mais toujours, je peux entendre ta voix
D'illusion en amertume, mes rires s'envolent
Mais toujours, je peux saisir tes doigts

D'insomnies en songes, je ne vois qu'elle
De tes rires tu l'effaces d'un passé trop déchu
De questions en silence, je brûle mes ailes
Tu es encore là, même quand je n'y crois plus...

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 10:50

Reprendre c'est voler

Tant d'eaux auront peut être coulé sous les ponts
Des milliers de chrysalides muées en papillon
L'enfer aura bien pu aussi gagner la terre
Qu'importe tant que l'amour est mon univers

Puis, d'ici là, tu seras peut être parti
Loin de moi, envolé vers un autre « ici »
Ma boussole de vie n'indiquera plus le nord
Une chose est sûre : je t'aimerai encore

Ce sentiment là ne pourra jamais tarir
Même si je ne partageai plus tes sourires
J'aurai l'écho de tes rires pour l'éternité
Ce sera comme si tu ne m'avais pas quitté

D'ici là je serai peut être très agée
Mais jusqu'à son dernier battement je le sais
Mon coeur vibrera aux souvenirs de nos joies
Il n'oubliera pas que c'est à toi qu'il les doit

Les traits de ton visage seront peut être flous
Polis par le temps, si avide et si tenace
Mais je sentirai toujours tes bras qui m'enlacent
Tes « je t'aime » murmurés au creux de mon cou

J'aurai peut être refait la déco d'la maison
Mis dans un carton les photos de notre union
Corné les promesses d'une idylle éternelle
Pour gommer l'échec de notre vie si belle

Mais il y aura cette petite douleur
Quand je penserai à toi, au fond de mon coeur
Juste ça, comme les cendres après le feu
Qui brûle encore, enflammant tout ce qu'il peut

Ce sera là, là dans un repli de mon coeur
Un bout de toi, oh même un zeste, mais de toi
Donner son amour ce n'est pas pour le reprendre
Reprendre c'est voler... et je te dois plus que ça

©Sameg 01/06/09

# Posté le lundi 01 juin 2009 12:38

Modifié le jeudi 04 juin 2009 03:28

L'inavouable

Doucement s'éclairent mes idées alanguies
J'aurai bien cru pourtant que cela passerait
C'était sans compter toute ma mélancolie
Qui me guette puis me chavire sans arrêt

Lentement s'opère la mince conversion
Celle des imparfaits fleurissant en corolle
Et puis ce poison, toujours ce même poison
Qui se fixe en mes veines comme de la colle

J'ai beau sourire et toujours faire comme-ci
Rien n'enlève cette douleur dissimulée
Elle fait partie intégrante de ma vie
Alors je finirai un jour par l'accepter

C'est un petit secret au fond de mon jardin
Claustré, invisible pour qu'on ne le soupçonne
Une affliction incessante au creux de mes mains
Telle une géhenne clandestine, sans personne

L'inavouable qui se meurt entre mes mots
Dans un souffle, une larme, un regard vide
Uniques témoins de mes douleurs et mes maux
Car le reste s'épanche dans ma solitude

Ces détails fugitifs semés dans mes journées
C'est ma manière d'avouer l'inavouable
Pour étouffer tout ce que je voudrais crier
Oter un instant de ma vie le méprisable.

21/10/2008

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 05:34